vendredi 17 juin 2011

Frivolous - Meteorology

Frivolous "Meteorology"



Pour se frayer un chemin
à travers la house luxuriante
de Frivolous
mieux vaut se prémunir
d'une bonne lame
tant ces entrelacs sont extravagants



vendredi 10 juin 2011

Kami-Sakunobe House Eplosion - Routes not roots

K-SHE "Routes not roots"


Routes not roots 
est un miracle de beauté
Ses miroitements
échappent
à qui veut les appréhender
mollement
avec une ironie mordante
le militant queer
Terre Thaemlitz (aka K-SHE)
nous propose de les désigner
comme Fag-Jazz




jeudi 9 juin 2011

Free the robots - Ctrl Alt Delete

Free the robots "Ctrl Alt Delete"




Alors que le Glitch hop
est partit à la conquête du monde
la scène Californienne n'en finit plus
de faire émerger des artistes
Parmi les plus innovants on trouve
Free the robots


mercredi 8 juin 2011

Réponses à Hadopi - Juan Branco




"Réponses à Hadopi", de Juan Branco : vive la licence globale !
LEMONDE | 06.06.11 | 16h39  •  Mis à jour le 06.06.11 | 16h39
Nous sommes en 2012. Tous les partis politiques, sauf l'UMP, ont inscrit la "licence globale" dans leur programme pour l'élection présidentielle : plutôt que de punir les internautes qui piratent des oeuvres, les candidats prônent la liberté de téléchargement, assortie d'un dispositif pour rémunérer les artistes et leurs ayants droit.


Une proposition validée par les experts fait consensus : de 30 euros en moyenne, l'abonnement à Internet haut débit et au téléphone passe à 35 euros. En échange, les clients des fournisseurs d'accès à Internet bénéficient d'un accès illimité aux oeuvres culturelles. Les 5 euros de différence constituent un joli magot, au minimum 1,2 milliard d'euros, du fait des 20 millions de ménages connectés en 2011. Cette enveloppe revient aux ayants droit des artistes, selon une base proportionnelle au nombre de téléchargements, complétée par une redistribution favorisant la diversité culturelle. Sur ce total de 1,2 milliard d'euros, 400 millions reviennent au cinéma, si l'on retient le modèle économique conçu par Philippe Aigrain dans Internet & Création (In Libro Veritas, 2008).
Juan Branco s'en tient au secteur qu'il connaît : il est l'initiateur d'une lettre parue dans Libération, le 7 avril 2009, et signée par 13 personnalités du cinéma, dont les réalisateurs Chantal AkermanChristophe Honoré, les comédiens Victoria Abril,Catherine DeneuveJean-Pierre Limosin, le producteur, et père de l'auteur de l'ouvrage, Paolo Branco,...
Les signataires y dénonçaient le caractère "liberticide" de la loi Création et Internet et invitaient les politiques à réfléchir à de "nouveaux modes de rétribution" et à se montrer "à la hauteur des attentes des spectateurs ".
Aujourd'hui, l'appel a rallié de nouveaux partisans (les actrices Jeanne BalibarEva Truffaut, par ailleurs ayant droit de François Truffaut, la réalisatrice Laurence Ferreira Barbosa, le producteur Gilles Sandoz, etc.). Le temps semble avoir donné raison à ces artistes : il est désormais établi que le piratage ne nuit pas à la fréquentation en salles - l'année 2010 marque un record, avec 206 millions d'entrées.
Va-t-on tourner la page de l'Hadopi et de sa "réponse graduée", s'interroge l'auteur ? La Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet est chargée d'alerter par mail les internautes suspects, la procédure pouvant aller jusqu'à la suspension de leur connexion.
Réponses à Hadopi ne se résume pas à un exercice de politique-fiction. Juan Branco décortique les effets concrets de la licence globale sur l'économie du cinéma. Le marché de la vidéo à la demande (VOD) et du DVD n'en sortirait pas indemne. Les chaînes de télévision, qui seraient les grandes perdantes de la légalisation du téléchargement, en profiteraient sans doute pour "réclamer un rabais" sur leurs obligations de financement.
Juan Branco appelle à une recomposition du paysage, tout en préservant la mécanique de financement vertueuse du CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée). "La licence globale est en vérité le dernier espoir d'une exception culturelle toujours plus fragilisée", conclut-il. Ce plaidoyer est suivi d'un entretien avec Jean-Luc Godard, pour qui "le seul droit de l'auteur, c'est son devoir de créer".

RÉPONSES À HADOPI de Juan Branco. Capricci, 92 p., 7,95 €.
Clarisse FabreArticle paru dans l'édition du 07.06.11

mardi 7 juin 2011

Whomadewho - Knee deep

Whomadewho "Knee deep"


Qui n'a pas encore produit 
son album façon eighties ?
Nous le savons déjà
il va rester peu de choses
de toutes ces gesticulations
Même si à l'instar de Whomadewho
certains en ont profité pour façonner 
le son d'aujourd'hui et de demain




lundi 6 juin 2011

Beastie Boys - Hot sauce commitee part two

Beastie Boys "Hot sauce commitee part two"



Lorsqu'un groupe de rap
atteint l'âge canonique des Beastie Boys
(30 ans de carrière)
les chroniques de disques tournent souvent
au bulletin de santé
A en croire leur dernier album
les beastie boys sont en pleine croissance !


mardi 31 mai 2011

Connan Mockasin - Forever dolphin love

Connan Mockasin "forever dolphin love"


L'année dernière 
les texans de Midlake 
nous gratifiaient 
d'un album de rock progressif 
hors d'âge.
Cette année 
l'ovni  nous vient de 
Nouvelle-Zélande 
et pointe du doigt 
le psychédélique swinging London 
Là encore les grands anciens s'effacent
et la magie opère

vendredi 25 mars 2011

Tous les partis perdent des voix, sauf Europe Ecologie


Les habitants de la région de Fukushima attendent de passer au détecteur de radiation. (Sipa)

L'abstention record (55,68%) au premier tour des élections cantonales du dimanche 30 mars s'est traduite par un effondrement en nombre de voix des principales formations politiques.

Seul Europe Ecologie gagne des voix: 252 141 (+33%)

Le FN perd 15 812 voix
L'UMP perd 1015 467 (-65%)
les divers droite perdent 541 839 voix (-63,45%)
Les centristes perdent 178 505 par rapport à l'UDF de 2004

Le PS perd 930142 (-40%)
Les divers gauche perdent 244 422 (-49%)
Le Parti communiste perd 230 992 (-31%) mais peut s'adjoindre les 92 386 voix du Parti de gauche qui n'existait pas en 2004
L'extrême gauche perd 313 710

mardi 22 mars 2011

2011 - Le son de New-York

Le pont de Brooklyn


La gentrfication a finit de chasser les artistes hors de l'île de Manhattan. Ils ont pour la plupart trouvé refuge dans un Brooklyn en pleine ébullition. Et même si quelques voix s'élèvent aussi de Harlem ( Ellementt ) ou du Queens (Pharoahe Monch) elles restent le plus souvent circonscrites au Rap.

Les scènes salsa et Disco/ Garage, qui firent rayonner NYC sur le monde occidental et parfois au delà, sont aujourd'hui belles et bien éteintes. Des groupes comme le Spanish Harlem orchestra, Bronx river parkway, Metro Area, Hercules & love affair ou encore Arthur's Landing entretiennent la nostalgie de cet âge d'or ( c'est Liquid liquid qui assurera la première partie du concert d'adieu de LCD soundsystem au Madison square garden ).

A contrario les scènes Jazz et Rap sont toujours vivaces. Les jeunes musiciens afro-américains ont massivement délaissés le jazz ( et Matana Roberts risque d'avoir du mal à renverser la tendance ) au profit des musiciens juifs (John Zorn, Steven Bernstein David Fiuczynski, David Krakauer). Ces derniers ont souvent délaissé l'exploration du blues pour celle des musiques traditionnelles juives plongeant ainsi la scène jazz New-Yorkaise dans un bain de jouvence. Coté Rap la veine mainstream reste très lucrative (Kanye West, Nas, Jay-Z, 50 cent ) mais peine à masquer une pluralité de scènes innovantes (Mos Def, Anti pop consortium, Pharoahe Monch, Das Racist). Si le jazz new-yorkais arrive à porter sa voix au delà des frontières des états-unis cela ne sort pas de la petite communauté des amateurs du genre. Par contre le Rap New-yorkais continue d'inonder la planète.

Au delà des musiques originaires de New-York (le jazz n'y est pas né mais y a trouvé sa plus belle ville d'adoption) the big apple abrite aujourd'hui un foisonnement de groupes hétéroclites qui sévissent dans la pop (Santogold, Dirty projectors, Teophilus London), le rock (TV on the radio, Barbez, Animal collective, Dragons of zynth, Battles, Gogol Bordello), la soul (tortured soul, Stephanie McKay, Charles Bradley) la funk (the budos band), l'afrobeat (Antibalas), les fusions en tout genre (the balkan beat box/ the sway machinery). les musiques électroniques (Nicholas Jaar, Wolf + Lamb, the fun years, Morgan Packard, Sepalcure, Fred P).

En revanche, la scène reggae new-yorkaise, peu connue du grand public mais fort appréciée par les amateurs du genre, ne s'est pas relevée de la disparition du label Wackies (difficile de s'enthousiasmer sur la fusion Reggae/Rap proposée par Noble society).

Aujourd'hui New-York conserve une place de choix sur la carte des musiques actuelles. Mais il lui manque une scène moderne d'envergure à l'image du glitch -hop de Los Angeles, du Dub-step de Londres ou encore de la minimale de Berlin.

jeudi 17 mars 2011

Sommes nous les enfants gâtés du nucléaire ?



A Fukushima
de nouveau
l'impossible est advenu 
comme quoi en matière d'atome 
l'impensable est plus que probable

Sommes nous les enfants gâtés
du nucléaire ? 
Toujours prompt à le critiquer
mais toujours prêt à en profiter ?

L'association Negawatt
modélise des scénarios 
de sortie du nucléaire
sans se mettre à sucer du charbon
ni monter 21 étages par l'escalier 

vendredi 11 mars 2011

Sepalcure - Fleur

Sepalcure "fleur"

Ce duo New-yorkais 
use de chants house 
pour sortir le dubstep de son ghetto
la grande classe 

vendredi 4 mars 2011

Ghostpoet - Peanut butter blues & melancholy jam

Ghostpoet "peanut butter blues & melancholy jam


Ghospoet 
ne tient pas ses promesses
ici tout s'appesantit 
la voix se fait pâteuse 
le flow s'engourdit
et le beat s'enlise
où est donc passé
l'élégante simplicité de gone?

samedi 19 février 2011

Nicolas Jaar - Space is only noise



Nicolas Jaar "Space is only noise"


Cette production de Nicolas Jaar
souffre d'un manque de cohérence
Sans pour autant être une succession
de morceaux "à la façon de"
l'effet catalogue n'est pas loin

Cependant Space is only noise
se situe d'emblée dans
ce qui se fait de plus fin
en matière d'électro contemporaine
Tour à tour l'auditeur y est saisie par
l'extase et l'introspection



lundi 14 février 2011

Hercules & love affair - blue song

Hercules & love affair "blue song"



Ici tout commence par
un cliché des années 80
mais chaque fois
le groupe pousse le propos
un peu plus loin que prévu
convoque une référence inattendue
si bien qu' à la fin
on ne sait plus très bien
comment tout cela avait commencé

mardi 4 janvier 2011

2010 - Une réedition

Virgo - Virgo (1989)


une invitation à la danse
dans une fête triste
Huit pilules de joie
à la profonde amertume
Rush Hour a réédité
le chef d'oeuvre de mélancolie
d'Eric Lewis et Merwin Sanders.

lundi 3 janvier 2011

2010 - Un live

Roman Flügel - live at Robert Johnson

Un live incendaire
mené à tombeau ouvert

dimanche 2 janvier 2011

2010 - Un label

Ef
demin - Chicago
Pantha du prince - Black noise
John Roberts - Glass eights

Dial records est un label d'esthète
et si Black Noise de Pantha du prince est signé rough trade
n'oublions pas que le bonhomme a été biberonné par Dial Records
ce n'est donc pas un hasard
si il en arrive aux même conclusions que
ses camarades John Roberts et Efdemin
ces trois albums défrichent les pistes de demain
à suivre

samedi 1 janvier 2011

2010 - Deux compilations mixées

Ben klock - Berghain 04
Michael Mayer - Immer 3

Le mix de Ben klock
commence tout doucement
et monte lentement
et monte encore et encore
jusqu'à une très grande intensité.
enfin il redescend
et retrouve le calme du début
bref c'est affligeant
oui
mais non
c'est fait avec tellement de talent
que la galette n'en finit pas de
tourner encore et encore

Attention, vous entrez en
zone de très grande sensibilité
une fois placé entre les mains de Michael Mayer
les morceaux laissent apparaître une profondeur
que leur auteur lui même n'avait pas toujours entrevu.

vendredi 31 décembre 2010

2010 - Deux all stars

Afrocubism - Afrocubism
Galactic - Ya-ka-may

Imaginez
Toumani Diabaté,
Bassekou Kouyaté,
Djelymady Tounkara,
Kasse Mady et Eliades Ochoa
se marcher cordialement sur les pieds
beaucoup trop de grands solistes pour que cela dure
profitons en
et si l'album reste trop cul serré
Gageons qu'un live saura conserver une trace
du bonheur de cette grande fête

-
Pour manger sur le pouce à la nouvelle Orléans
rien de plus simple qu'un ya ka may au coin de la rue.
ce plat de pâte populaire
se fait avec ce que vous avez sous la main.
pour cet album les Galactic
avaient sous la main
rien moins
qu'Allen Toussaint, Big Chief Bo Dollis, Irma thomas et the rebirth brass band.
Attention c'est chaud !