Affichage des articles dont le libellé est écologie politique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est écologie politique. Afficher tous les articles

dimanche 6 novembre 2011

Le 19e et le Nord-Est parisien contre l'intolérance


Samedi 29 octobre plus de 1500 Chrétiens fondamentalistes ont manifesté à Paris


Le 19e et le Nord-Est parisien contre l'intolérance

PETITION


La pièce de théâtre « Sur le concept du visage du fils de Dieu », de Romeo Castellucci qui a été présentée, du 20 au 30 octobre 2011, au théâtre de la Ville, place du Châtelet, est reprise, jusqu’au 6 novembre prochain, au Centquatre (104 rue d'Aubervilliers, 19e arrondissement), dans le cadre d’un partenariat liant les deux établissements culturels parisiens.

Depuis le 20 octobre, les représentations de cette pièce au Théâtre de la Ville ont été quotidiennement perturbées par des manifestations violentes à l'initiative d’un groupe organisé d’individus qualifiés d’intégristes chrétiens. Agressions du public, blocage des portes, interruptions des représentations ont nécessité à plusieurs reprises l'intervention des forces de police à l'extérieur comme à l'intérieur de l'établissement culturel.

Les manifestants ne se contentent pas uniquement d’exprimer leur désapprobation, ce qui serait leur droit, quand bien même ils n’aient jamais assisté à une seule représentation de la pièce, mais cherchent également à en empêcher les représentations. Prétendant exercer une censure de fait au nom d’une orthodoxie, ils remettent clairement en cause la liberté de création et d’expression.

En appelant à manifester quotidiennement devant le 104 jusqu'au 6 novembre, ces mouvements intégristes ont décidé à nouveau d'en perturber les représentations. Le 2 novembre, la police a du déployer plusieurs compagnies de CRS pour sécuriser le Centquatre et ses spectateurs!

Cette situation est intolérable. Ces comportements, relevant à l’évidence du fanatisme, cet ennemi des Lumières et de la liberté, ne sont pas acceptables dans le 19e comme partout ailleurs. Vouloir empêcher une expression culturelle, c’est nier la pluralité à laquelle nous sommes attachés.

Dans le cas présent, nous savons bien que ces mouvements veulent avant tout occuper la rue pour propager leur idéologie de haine et d'intolérance, en utilisant au besoin la violence afin d'intimider celles et ceux qui pensent autrement. Le 19e et plus largement les arrondissements du Nord-Est parisien sont des arrondissements dont l’identité puise leur richesse dans  le Vivre ensemble et le respect des opinions et des cultures.

Nous habitant-e-s, citoyen-ne-s, représentant-e-s associatifs et politiques du Nord-Est parisien souhaitons dénoncer ces comportements violents, apporter notre soutien à la liberté de création  et marquer notre profond rejet de l'intolérance.

Pétition soutenue par :
Europe-écologie/les Verts 19e, Parti Socialiste 19e, La Générale, Ligue des Droits de l'Homme 19e,...

mercredi 8 juin 2011

Réponses à Hadopi - Juan Branco




"Réponses à Hadopi", de Juan Branco : vive la licence globale !
LEMONDE | 06.06.11 | 16h39  •  Mis à jour le 06.06.11 | 16h39
Nous sommes en 2012. Tous les partis politiques, sauf l'UMP, ont inscrit la "licence globale" dans leur programme pour l'élection présidentielle : plutôt que de punir les internautes qui piratent des oeuvres, les candidats prônent la liberté de téléchargement, assortie d'un dispositif pour rémunérer les artistes et leurs ayants droit.


Une proposition validée par les experts fait consensus : de 30 euros en moyenne, l'abonnement à Internet haut débit et au téléphone passe à 35 euros. En échange, les clients des fournisseurs d'accès à Internet bénéficient d'un accès illimité aux oeuvres culturelles. Les 5 euros de différence constituent un joli magot, au minimum 1,2 milliard d'euros, du fait des 20 millions de ménages connectés en 2011. Cette enveloppe revient aux ayants droit des artistes, selon une base proportionnelle au nombre de téléchargements, complétée par une redistribution favorisant la diversité culturelle. Sur ce total de 1,2 milliard d'euros, 400 millions reviennent au cinéma, si l'on retient le modèle économique conçu par Philippe Aigrain dans Internet & Création (In Libro Veritas, 2008).
Juan Branco s'en tient au secteur qu'il connaît : il est l'initiateur d'une lettre parue dans Libération, le 7 avril 2009, et signée par 13 personnalités du cinéma, dont les réalisateurs Chantal AkermanChristophe Honoré, les comédiens Victoria Abril,Catherine DeneuveJean-Pierre Limosin, le producteur, et père de l'auteur de l'ouvrage, Paolo Branco,...
Les signataires y dénonçaient le caractère "liberticide" de la loi Création et Internet et invitaient les politiques à réfléchir à de "nouveaux modes de rétribution" et à se montrer "à la hauteur des attentes des spectateurs ".
Aujourd'hui, l'appel a rallié de nouveaux partisans (les actrices Jeanne BalibarEva Truffaut, par ailleurs ayant droit de François Truffaut, la réalisatrice Laurence Ferreira Barbosa, le producteur Gilles Sandoz, etc.). Le temps semble avoir donné raison à ces artistes : il est désormais établi que le piratage ne nuit pas à la fréquentation en salles - l'année 2010 marque un record, avec 206 millions d'entrées.
Va-t-on tourner la page de l'Hadopi et de sa "réponse graduée", s'interroge l'auteur ? La Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet est chargée d'alerter par mail les internautes suspects, la procédure pouvant aller jusqu'à la suspension de leur connexion.
Réponses à Hadopi ne se résume pas à un exercice de politique-fiction. Juan Branco décortique les effets concrets de la licence globale sur l'économie du cinéma. Le marché de la vidéo à la demande (VOD) et du DVD n'en sortirait pas indemne. Les chaînes de télévision, qui seraient les grandes perdantes de la légalisation du téléchargement, en profiteraient sans doute pour "réclamer un rabais" sur leurs obligations de financement.
Juan Branco appelle à une recomposition du paysage, tout en préservant la mécanique de financement vertueuse du CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée). "La licence globale est en vérité le dernier espoir d'une exception culturelle toujours plus fragilisée", conclut-il. Ce plaidoyer est suivi d'un entretien avec Jean-Luc Godard, pour qui "le seul droit de l'auteur, c'est son devoir de créer".

RÉPONSES À HADOPI de Juan Branco. Capricci, 92 p., 7,95 €.
Clarisse FabreArticle paru dans l'édition du 07.06.11

vendredi 25 mars 2011

Tous les partis perdent des voix, sauf Europe Ecologie


Les habitants de la région de Fukushima attendent de passer au détecteur de radiation. (Sipa)

L'abstention record (55,68%) au premier tour des élections cantonales du dimanche 30 mars s'est traduite par un effondrement en nombre de voix des principales formations politiques.

Seul Europe Ecologie gagne des voix: 252 141 (+33%)

Le FN perd 15 812 voix
L'UMP perd 1015 467 (-65%)
les divers droite perdent 541 839 voix (-63,45%)
Les centristes perdent 178 505 par rapport à l'UDF de 2004

Le PS perd 930142 (-40%)
Les divers gauche perdent 244 422 (-49%)
Le Parti communiste perd 230 992 (-31%) mais peut s'adjoindre les 92 386 voix du Parti de gauche qui n'existait pas en 2004
L'extrême gauche perd 313 710

jeudi 17 mars 2011

Sommes nous les enfants gâtés du nucléaire ?



A Fukushima
de nouveau
l'impossible est advenu 
comme quoi en matière d'atome 
l'impensable est plus que probable

Sommes nous les enfants gâtés
du nucléaire ? 
Toujours prompt à le critiquer
mais toujours prêt à en profiter ?

L'association Negawatt
modélise des scénarios 
de sortie du nucléaire
sans se mettre à sucer du charbon
ni monter 21 étages par l'escalier 

samedi 4 septembre 2010

Adhérez à Europe Ecologie pour fonder le nouveau mouvement de l'écologie politique


Reiser

Cher(e)s ami(e)s,

Vous pouvez encore participer à la nouvelle étape du rassemblement des écologistes et peser sur ses orientations.
Il suffit d'adhérer individuellement à Europe Ecologie.

Les 13 et 14 novembre à Lyon, dans un même souci de dépassement, Europe Ecologie et Les Verts fonderont ensemble un nouveau mouvement de l'écologie politique, prolongeant la dynamique des campagnes menées lors des scrutins européen et régionaux.
Ce grand moment sera ce que vous en ferez. Chaque adhérent d'Europe Ecologie est appelé à débattre et à décider. L'assemblée "constituante" de Lyon sera précédée de consultations informatiques, de débats locaux et d'Assises territoriales dans chaque région au cours desquelles chacun pourra s'exprimer et voter sur les textes fondateurs fixant la nature et les objectifs du nouveau mouvement.

Votre participation active à cette nouvelle offre politique est déterminante et elle doit être la plus large possible. Il est donc aujourd’hui indispensable que celles et ceux qui ne l’ont pas encore fait adhèrent au processus constituant du nouveau mouvement de l'écologie politique. Ils disposeront ainsi du droit effectif à participer, par le vote, aux choix majeurs qui engageront l’avenir de nos idées.

Vous avez été des millions à voter pour la transformation écologique de la société et plusieurs dizaines de milliers à signer les appels lancés par Europe Ecologie. Vous êtes nombreux aussi à vous être investis dans les comités locaux.

Depuis mai dernier, plusieurs milliers d’entre vous ont déjà choisi d’adhérer au processus constituant afin de doter notre rassemblement d’un programme et de modes d’organisation à la hauteur des urgences et des échéances politiques majeures qui s’annoncent.

A votre tour, franchissez le pas ! Adhérez pour participer à l’affirmation politique de notre mouvement !

José Bové, Daniel Cohn-Bendit, Cécile Duflot, Pascal Durand, Eva Joly

Comment adhérer ?

Le montant minimum de l’adhésion est fixé à 20 euros. Il est ramené à 10 euros pour les étudiants, chômeurs et précaires.

lundi 22 mars 2010

L’Appel du 22 mars- Changer la politique pour changer de politique


par Daniel Cohn-Bendit

C’est un tournant historique. Des européennes aux régionales, l’écologie politique s’installe désormais comme un espace autonome dans le paysage politique français. Mais devant l’ampleur des défis auxquels doivent répondre nos sociétés, la consolidation est une nécessité absolue. Il faut nous inscrire dans la durée et honorer ce rendez-vous avec l’histoire sous peine de disqualifier notre critique de l’irresponsabilité de ceux qui ne font rien, à Copenhague ou ailleurs, parce qu’ils sont incapables de dépasser leur petits intérêts particuliers. Nous avons besoin d’une structure pérenne et souple à la fois, capable d’élaborer des positions collectives et de porter le projet écologiste, sans s’abîmer dans la stérilité des jeux de pouvoir ou la folle tempête des égos en compétition.


Soyons clair : il est hors de question d’abandonner aux appareils de parti, cette dynamique de renouvellement politique et social. Cela reviendrait à nous installer au cimetière, déjà bien encombré, des espérances déçues. Je reconnais d’ailleurs que sous la pression des échéances électorales, nous avons trop longtemps repoussé la question de la forme de notre mouvement, au point de laisser le rêve en friche. Entre simple marque électorale et réseau purement virtuel, Europe Écologie est restée une projection, où chacun pouvait voir midi à sa porte. D’ailleurs, les résultats contrastés de nos listes au premier tour des régionales soulignent le succès de ceux qui ont respecté l’esprit du rassemblement face à ceux qui se sont contentés d’en appliquer formellement la lettre, le réduisant à une simple tactique d’ouverture. Sans en renier l’histoire récente, il est temps d’incarner l’écologie politique dans un corps nouveau, une forme politique largement inédite, décloisonnée, pour mener la transformation de la société

Abstention, populismes, clientélisme… Cette élection le prouve encore : depuis des décennies, le fossé n’a cessé de se creuser entre la société et le politique. Le divorce démocratique est profond entre des logiques partidaires complètement déracinées qui fonctionnent en hors-sol et une société active, diverse, créative mais sans illusion sur la nature et les formes du pouvoir qui s’exerce sur elle. Les partis politiques d’hier étaient de véritables lieux de socialisation et d’apprentissage de la cité. Mais aujourd’hui ils se réduisent le plus souvent à des structures isolées de la société, stérilisées par de strictes logiques de conquête du pouvoir, incapables de penser et d’accompagner le changement social, encore moins d’y contribuer. Parti de masse caporalisé ou avant-garde éclairée de la révolution, rouge voire verte : ça, c’est le monde d’hier. Celui de la révolution industrielle et des partis conçus comme des machines désincarnées, sans autre objet que le pouvoir. Comme des écuries de Formule 1, ces belles mécaniques politiques peuvent être très sophistiquées et faire de belles courses entre elles, mais elles tournent en rond toujours sur le même circuit, avec de moins en moins de spectateurs.

Le mouvement politique que nous devons construire ne peut s’apparenter à un parti traditionnel. Les enjeux du 21e siècle appellent à une métamorphose, à un réagencement de la forme même du politique. La démocratie exige une organisation qui respecte la pluralité et la singularité de ses composantes. Une biodiversité sociale et culturelle, directement animée par la vitalité de ses expériences et de ses idées. Nous avons besoin d’un mode d’organisation politique qui pense et mène la transformation sociale, en phase avec la société de la connaissance. J’imagine une organisation pollinisatrice, qui butine les idées, les transporte et féconde d’autres parties du corps social avec ces idées. En pratique, la politique actuelle a exproprié les citoyens en les dépossédant de la Cité, au nom du rationalisme technocratique ou de l’émotion populiste. Il est nécessaire de « repolitiser » la société civile en même temps que de « civiliser » la société politique et faire passer la politique du système propriétaire à celui du logiciel libre. Je n’oublie pas l’apport important des Verts pendant 25 ans pour défendre et illustrer nos idées dans la vie politique française. Néanmoins, non seulement la forme partidaire classique est désormais inadaptée aux exigences nouvelles de nos sociétés, mais je crois en outre que tôt ou tard, elle entre en contradiction avec notre culture anti-autoritaire, principe fondamental de la pensée écologiste. Ni parti-machine, ni parti-entreprise, je préférerais que nous inventions ensemble une « Coopérative politique » – c’est à dire une structure capable de produire du sens et de transmettre du sens politique et des décisions stratégiques. J’y vois le moyen de garantir à chacun la propriété commune du mouvement et la mutualisation de ses bénéfices politiques, le moyen de redonner du sens à l’engagement et à la réflexion politique.

Si cette Coopérative a évidemment pour objectif de décider collectivement aussi bien des échéances institutionnelles d’ici 2012 que des grandes questions de société, sa forme définitive n’est pas encore fixée. Il reviendra à ses membres d’en définir les contours, la structure et la stratégie. Ce débat doit être ouvert. Pour cela, j’appelle à la constitution de Collectifs Europe-Ecologie-22-mars. Constitués sur une base régionale ou locale pour éviter tout centralisme anti-démocratique, ces collectifs seront de véritables Agoras de l’écologie politique, modérées sur www.europeecologie22mars.org.

Leur principale mission étant de penser la structuration du mouvement, ils resteront une étape transitoire, qui devra céder la place à la Coopérative qu’ils auront contribué à construire. Pendant toute la durée de leur existence, ils respecteront un principe de double appartenance, pour les associatifs, les syndicalistes et même ceux qui sont encartés dans un parti politique. Parce qu’on peut être vert, socialiste, cap21, communiste, que sais-je encore, et partie prenante de cette dynamique collective. Encore une fois, l’important est moins d’où nous venons, mais où nous voulons aller, ensemble. C’est l’esprit même du rassemblement qui a fait notre force, cette volonté de construire un bien commun alternatif. Le moment venu, chaque membre de la Coopérative votera pour en consacrer démocratiquement la naissance. Jusqu’ici, Europe Écologie s’est contenté d’être un Objet politique assez inclassable. L’enjeu de la maturité, c’est sa métamorphose en véritable Sujet politique écologiste autonome, transcendant les vieilles cultures politiques.

jeudi 11 mars 2010

Horizons de l'écologie politique / LAURET Pierre, POTTE-BONNEVILLE Mathieu et ZAOUI Pierre



Philosophie, politique et société | 11 mars, 18 mars, 01 avril, 08 avril, 06 mai, 20 mai

18h30-20h30
Salle 1, Centre Parisien d'Études Critiques, 37 bis rue du Sentier, 75002 Paris
Jeu 11 mars, Jeu 18 mars, Jeu 1 avr, Jeu 8 avr, Jeu 6 mai, Jeu 20 mai
Séminaire organisé avec le soutien du Centre Parisien d'Études Critiques.

Prendre au sérieux l’idée d’« écologie politique », c’est reconnaître que le sens de cette expression ne peut se réduire ni à une collection de problèmes environnementaux, qu’il reviendrait au pouvoir politique de prendre en charge, ni à une doctrine susceptible d’être rangée aux côtés d’autres conceptions du monde et de la société, dans l’espace homogène et neutralisé d’une « histoire des idées politiques » dont les coordonnées, au fond, n’auraient guère changé. Tout au contraire, le propre des questions écologiques contemporaines comme des élaborations théoriques qui entendent les prendre en charge, est de ne laisser intact aucun des grands repères qui organisent l’horizon même de l’action et de la pensée politique : alors même que les problèmes posés par le dérèglement climatique, l’épuisement des ressources ou la réduction de la biodiversité donnent une urgence neuve au souci de l’intérêt général et du bien commun, ils dessinent un horizon dans lequel la définition de la citoyenneté, les échelles de temps et d’espace, le rapport au possible, la place conférée au savoir, l’articulation entre consensus et conflit prennent des formes largement inédites. Paradoxe de cette métamorphose : si, en un sens, toute la pensée politique moderne s’est située dans l’horizon du changement (de la transformation par l’homme de ses propres conditions d’existence, du progrès sous ses acceptions réformiste ou révolutionnaire, de la croissance comme vecteur de paix et de prospérité), l’écologie politique redouble cet impératif, nous enjoignant collectivement de changer tout en mettant en cause les formes jusqu’ici prises par cette dynamique transformatrice.

lundi 8 mars 2010

Les Verts refusent de traiter avec les banques ayant des filiales dans les paradis fiscaux



PARIS, 8 mars 2010 (AFP) –

Cécile Duflot (Verts-Europe Ecologie) a déclaré lundi que les régions devaient cesser d'emprunter auprès de banques ayant des filiales dans les paradis fiscaux, comme selon elle BNP-Paribas.
"Aujourd'hui, la BNP a plus de 250 filiales dans les paradis fiscaux dont 25 filiales aux Iles Caïman. Nous ne voulons plus emprunter aux banques qui ont des filiales dans les paradis fiscaux", a déclaré la candidate d'Europe Ecologie à la présidence de la région Ile-de-France.
Mme Duflot tenait un
point-presse devant l'un des sièges parisiens de la BNP, avec l'eurodéputé Eva Joly et d'autres candidats écologistes (Augustin Legrand, président des Enfants de Don Quichotte, Robert Lion, ex-responsable de la Caisse des dépôts et de Greenpeace, Pierre Larrouturou, théoricien de la réduction du temps de travail...).
BNP-Paribas a 189 entités dans les paradis fiscaux, avait recensé en avril 2009 le magazine Alternatives Economiques. "Nous avons décidé de fermer nos filiales dans les paradis fiscaux (...) qui figurent sur la liste +grise+" de l'OCDE, avait déclaré le 28 septembre dernier le directeur général de la BNP Beaudoin Prot, précisant que cela représentait "une demi-douzaine" de sociétés.
"
BNP-Paribas est le premier prêteur de la région Ile-de-France, plus de 800 millions d'euros. Si Cécile Duflot est présidente dans un mois, nous ne travaillerons plus avec la BNP-Paribas ni avec aucune banque qui a des activités dans les paradis fiscaux", a déclaré Robert Lion. Selon lui, "les paradis fiscaux représentent 40 milliards de pertes chaque année pour le budget de la France".
Mme Joly a aussi dénoncé la politique salariale de la BNP : "En 2006, la rémunération de Michel Pébereau (son président) égalait 398 fois le
smic. C'est une forme de confiscation des richesses nationales. Pour nous la BNP = Goldman Sachs aux Etats-Unis".
Les candidats d'Europe Ecologie ont dénoncé "la collusion" des banques et du pouvoir : "Qui est dans le bureau de Christine Lagarde (ministre de l'Economie) pour décider comment sauver le système bancaire? Michel Pébereau".

samedi 27 février 2010

Autonomie, solidarité, responsabilité

"Adam and Eve" Enrico Baj

Il fût une époque où il était de bon ton de railler les écologistes en tant que tels. Aujourd'hui que ce n'est plus possible il est de bon ton de leur expliquer qu'ils sont de mauvais écologistes. De Claude Allègre à la cliente de monoprix en passant par le nouvel observateur le message est bien passé : "les écologistes sont mauvais ils nous culpabilisent". C'est vrai ça ! si nous n'avons plus la liberté de sauver la planète en roulant en 4X4 et en multipliant nos déchets où allons nous ? Irresponsables de tous les pays unissez vous !

Orchestré par de très gros pollueurs les coeurs de l'irresponsabilité s'élèvent contre le pilier de l'écologie qui la distingue le plus: la responsabilité (les trois piliers étant l'autonomie, la solidarité et la responsabilité). La fatigue aidant (?) de nombreuses personnes se revendiquent aujourd'hui irresponsables. Peut être ne savent ils pas qu'une mise sous tutelle nécessite une altération grave des facultés mentales ou corporelles de la personne ?

"La liberté, c’est très difficile. Parce qu’il est très facile de se laisser aller. L’homme est un animal paresseux. Il y a une phrase merveilleuse de Thucydide : « Il faut choisir : se reposer ou être libre. » Et Périclès dit aux Athéniens : « Si vous voulez être libres, il faut travailler. » Vous ne pouvez pas vous reposer. Vous ne pouvez pas vous asseoir devant la télé. Vous n’êtes pas libres quand vous êtes devant la télé. Vous croyez être libres en zappant comme un imbécile, vous n’êtes pas libres, c’est une fausse liberté. La liberté, c’est l’activité. Et la liberté, c’est une activité qui en même temps s’autolimite, c’est- à-dire sait qu’elle peut tout faire mais qu’elle ne doit pas tout faire. C’est cela le grand problème de la démocratie et de l’individualisme." Cornelius Castoriadis.

mardi 26 janvier 2010

L’enjeu des élections régionales

conférence de Copenhague

Par Pierre Lauret, philosophe, membre d’Europe Ecologie

Le score national d’Europe Ecologie aux élections européennes a été un événement politique décisif, qui a fait naître dans notre pays un immense espoir.

L’opinion publique alertée par les scientifiques est de plus en plus préoccupée par les questions écologiques et leur urgence. Mais elle constate l’incapacité générale à y répondre par des décisions politiques claires.

La conférence de Copenhague a engendré une grande déception. La concurrence des intérêts a conduit à un résultat insuffisant : un accord sur la limitation de la hausse de la température globale, mais sans engagement ni objectifs précis à court comme à moyen terme. Bref, pour faire face aux problèmes environnementaux planétaires, il n’y a pas de gouvernance mondiale.

En France, on constate l’essoufflement du Grenelle de l’environnement. L’Etat n’impulse pas la dynamique pour concrétiser au niveau régional les engagements pris. Dans les discussions sur la taxe carbone, le patronat durcit ses positions au nom de la croissance et de la compétitivité. Avec la montée du chômage et l’arrivée massive de chômeurs en fin de droits, le développement durable risque de ne plus apparaître comme une priorité pour les salariés. Les régions restent des lieux importants d’action en faveur de l’environnement, mais elles sont elles-mêmes prises dans des jeux de pouvoir entre intérêts divergents.

Ainsi, à tous les échelons, de l’international au local, on rencontre les mêmes blocages : complexité des problèmes, âpreté des négociations, absence d’une appropriation démocratique du débat et des décisions. Ce qui manque, c’est à chaque fois une volonté politique qui impose l’urgence écologique comme une priorité.

Qui peut porter une telle volonté politique ? Au niveau international, tant que les gouvernements ne seront pas politiquement contraints de s’attaquer résolument à la crise écologique mondiale, il est vain d’espérer une gouvernance mondiale. Quant à en appeler à la société civile, aux mouvements sociaux, aux consommateurs et aux citoyens, c’est poser le problème à l’envers. Il ne s’agit pas de compter sur la société civile, mais de lui donner un vrai instrument d’expression et d’action.

La seule perspective de déblocage repose désormais sur la constitution de forces politiques nationales, dotées de la masse critique suffisante pour inscrire sur les agenda politiques nationaux et internationaux la priorité des problèmes écologiques. C’est pourquoi Europe Ecologie suscite tant d’espoir. Son score aux élections européennes a marqué l’acte de renaissance de l’écologie politique comme force politique effective en France. Les élections régionales doivent impérativement confirmer cette nouvelle force politique nationale, sans laquelle il n’y aura pas de vraie transformation écologique et sociale des régions. Entre le global et le local, le maillon décisif reste l’échelon national.


lundi 14 décembre 2009

N°15 Sécurité, sûreté, libertés privées et publiques ?


On entend des politiques asséner « la première des libertés, c’est la sécurité », ce qui n’a rien à voir avec nos textes fondamentaux, de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789

au préambule de notre constitution, en passant par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, qui, au contraire, soulignent la liberté d’aller et de venir et notre droit à la sûreté, c’est à dire notre garantie contre les arrestations et les pénalités arbitraires. « Pour moi, la plus grande menace c’est qu’à échéance, il y ait une conjugaison de l’ensemble de ces dispositifs [de surveillance]. C’est pour cela que je crains l’endormissement : les gens ne se rendent pas compte qu’il y a mise en place autour d’eux d’un certain nombre de technologies qui [...] isolément, peuvent ne pas inquiéter, mais qui peuvent de manière non visible s’interconnecter et au fond augmenter leur puissance commune. Et cela ne se voit pas. C’est peut-être dans dix ou quinze ans qu’on pourra dire : finalement, tout a changé, notre sphère de liberté s’est réduite, mais on n’en était pas vraiment conscient. C’est un peu comme quand on est au bord d’un lac en train de s’assécher. Au début, vous ne vous en rendez pas compte, et un jour le lac est presque sec »,

Alex Türk, président de la CNIL ( 7).


source : collectif démocratie et libertés

mercredi 9 décembre 2009

N° 14 Pourquoi craindre d’être filmé, puisque je n’ai rien à me reprocher ?



Qui définit aujourd’hui les critères des bons et des mauvais comportements ? Comment seront-ils définis demain ? Qui sera derrière les écrans ? N’ayant rien à nous reprocher, pourquoi devrions-nous accepter d’être filmés en permanence, dans nos itinéraires, nos rencontres... comme si nous étions tous des suspects potentiels ? La CNIL elle-même alerte sur les insuffisances et les ambiguïtés des lois régissant la vidéosurveillance. « La question n’est pas est-ce que l’on a un reproche à se faire, la question est de savoir si une dérive dans l’usage d’une technologie peut aboutir, consciemment

ou non, à notre insu ou non, à réduire le champs d’exercice de nos libertés. Et de ce point de vue, la possibilité de tracer des individus [...] crée un véritable risque », Alex Türk, sénateur divers-droite et président de la CNIL (7).


source : collectif démocratie et libertés

mardi 8 décembre 2009

N°13 Qui surveillera les surveillants ?

the watchmen

Sont annoncés la création d’une charte d'éthique et d'un comité d'éthique de dix personnes désignées de façon «indépendante». Tout citoyen pourra demander à consulter les images le concernant, et parfois recevoir une réponse positive à sa demande. Intérêt pour le citoyen ?!?



source : collectif démocratie et libertés


lundi 7 décembre 2009

N°12 Qui sera derrière les écrans ? Quelles garanties de confidentialité ?


Il est prévu que 2500 “agents habilités” visionnent les images. Une cinquantaine de sites d’exploitation est envisagée et environ 300 postes de visionnage. La préfecture de police prévoit de sous-traiter la vidéosurveillance au secteur privé, et le projet de charte d’éthique indique qu’il y aurait au moins deux policiers dans la salle de visionnage. Il est donc clair que ce sont des salariés du sous-traitant qui seront derrière les écrans. Or des incidents récents ont montré que même un commissaire de police est susceptible de diffuser des images confidentielles sur internet. Qu’en sera-t-il avec des systèmes gérés par le secteur privé ?


source : collectif démocratie et libértés

dimanche 6 décembre 2009

N° 11 Dépenser 300 millions d’Euros, pourquoi faire ?

immeuble à énergie passive



L’insécurité aujourd’hui est avant tout sociale : risque de perdre son emploi ou de ne pas en trouver, de ne pas être soigné correctement, de ne pas trouver un toit... Et les politiques du tout répressif ne rendront pas nos rues plus sûres. Nous n’avons pas besoin de caméras, mais de politiques renforçant la cohésion sociale, pour une société non de surveillance, mais de solidarités. 300 millions d’Euros, c’est 25 crèches neuves, c’est la contribution de la Ville à la réhabilitation thermique de 8000 immeubles, c’est le coût de 670 agents de la Ville sur 15 ans !


source: collectif démocratie et libertés

vendredi 4 décembre 2009

Copenhague 2009 et la viande ?


Effet de serre selon l'alimentation
par personne et par an en équivalant kilomètre automobile





Besoin en eau des aliments



Surfaces de sol nécessaires pour la production d'un kilo de :


L'appel des 10

Nous exigeons dès aujourd'hui une reconnaissance de l'impact de la viande sur l'environnement, la sous-alimentation humaine et la souffrance animale. Nous réclamons un moratoire sur l’élevage intensif et des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de produits d'origine animale.

Nous appelons l'ensemble des citoyens à nous rejoindre dans ces revendications.

    Rejoints par

  • Yves Cochet, député Verts de Paris, ancien Ministre