mardi 13 janvier 2009

dimanche 11 janvier 2009

"Pas de chiens, pas de nègres et pas d'irlandais"


l'Empire Windrush à bord duquel arrivèrent 492 Antillais en 1948 

En 1962 lorsque le gouvernement britannique promulgua le commonwealth immigration bill on dénombrait officiellement un peu plus de 150000 émigrants Jamaïcains. 

On estime que plus de la moitié des antillais travaillant à plein temps étaient sous employés par rapport à leurs capacités, leurs compétences ou leurs formations. 
Les syndicats subissaient d'énormes pressions des travailleurs blancs pour que les noirs ne trouvent pas de travail. Le plus souvent les annonces de travail comportaient la mention "pas de nègres et pas d'irlandais" et les annonces de logement comportaient carrément la mention "pas de chiens, pas de nègres et pas d'irlandais"


émeute de Nothing hill en 1958

émeute de Nothing Hill en 1958

Au cour de l'été 1958 des émeutes raciales se produisirent dans deux quartiers à forte densité d'immigration noire, à st Ann un quartier de Nothingham et surtout à Nothing hill. Dans les deux cas les teddy boys soutenus par des organisations politique d'extrême droite étaient à l'origine du conflit .

quatre teddy boys ayant participé aux émeutes de 1958

Comme la plupart des soirées étaient aussi interdites aux noirs. Les Jamaïcains organisèrent leurs propres soirées dans leurs salons. Egalement discriminés les irlandais étaient nombreux à fréquenter ces soirées antillaises: les shebeens*.

Jam au Suzie's shebeen au début des années 60 

* signifie bière de mauvaise qualité en Gaélique

jeudi 8 janvier 2009

January



Marcin wasilewski trio "january"

Parfois le jazz s'échafaude à trois
pour moi alors
une voix manque
rarement comme ici
ce n'est pas le cas


Sonny Rollins "a night at the village vanguard"

New york 1957
Sonny Rollins expérimente 
le trio sans piano 





mercredi 7 janvier 2009

"Les armes sont inutiles, nous devons trouver le courage de parvenir à la paix"


         Par Daniel Cohn Bendit

Une interview parue dans le journal italien Il Messagero le 6 janvier 2009 sur la situation à Gaza en Palestine :

Monsieur Cohn-Bendit pensez-vous qu'une solution au conflit israélo-palestinien est encore possible à la lumière des faits actuels ? ...

Une solution existe aujourd'hui comme elle a toujours existé dans les années et les décennies passées. Cette solution ne réside que dans l'établissement de deux Etats, un Etat israélien et un Etat palestinien. Le problème est comment parvenir à cela, comment faire coexister deux états souverains et démocratiques qui se respectent réciproquement. Cet objectif ne peut être atteint que si Israël et la Palestine renoncent à une partie de leur grand rêve.


Cela signifierait renoncer à une grande partie de leurs territoires ?

Exactement. Renoncer à une partie de leur rêve, c'est renoncer à une partie de leur territoire. Nous ne pouvons pas nous obstiner à réduire la définition du sionisme à des lignes de démarcation qui résultent de 1947 ou de1963. C'est trop peu. Les Palestiniens doivent également comprendre que leur idée de nation ne peut pas se définir avec les seules lignes de démarcation, les territoires.

Le problème c'est que ces lignes de démarcation sont aujourd'hui violées par des missiles qui, depuis la bande de Gaza, touchent des villes israéliennes. Est-ce que la réaction d'Israël est légitime face à ces attaques ?

La question que nous devons nous poser, ce n'est pas tant la légitimité de la réaction israélienne. Je suis le dernier homme politique qui remettrait en question la légitimité de l'Etat d'Israël. Posons-nous plutôt la question du sens, de l'objectif des attaques israéliennes dans la bande de Gaza. Chaque guerre doit avoir un objectif, celui d'Israël est de garantir la sécurité de ses propres citoyens et de mettre fin aux tirs de roquettes. Avec cette guerre combinée avec d'autres éléments analogues dans le passé, la sécurité du peuple israélien n'augmente pas. Au contraire. Par conséquent, cette guerre est complètement inutile, c'est une folie.

Et quelles alternatives proposez-vous ?

Ce qu'est en train de faire Israël dans les territoires occupées et en particulier à Gaza aujourd'hui correspond à du colonialisme, de l'occupation. Comme le fit en son temps la France en Algérie. Israël est un pays démocratique qui ne peut pas dicter les lignes palestiniennes.

Faudrait-il alors dialoguer avec le Hamas ?

Le Hamas a été élu démocratiquement. Les élections -et tous le confirment- se sont déroulées de façon régulière et démocratique. Que cela plaise ou non, nous devons également dialoguer avec le Hamas. Il faut envisager un retrait complet de la bande de Gaza et l'intervention, durant une période de transition, d'une force de paix à laquelle doit également participé la ligue arable et pas seulement l'OTAN et l'Occident.

Mais actuellement qui pourrait jouer un rôle de médiation ?

L'UE est certainement affaiblie par la Présidence tchèque et oublions carrément le rôle que pourrait jouer Vaclav Klaus. Tous les autres grands leaders européens peuvent le faire. Bienvenue également l'initiative de Sarkozy même si sa principale motivation est de répéter le succès obtenu dans la crise géorgienne. J'ignore encore si les Etats Unies de Barak Obama et d'Hillary Clinton trouveront le courage d'abandonner la stratégie d'accuser toujours et uniquement le Hamas, les Palestiniens radicaux. C'est une impasse et il faut également prendre en considération qu'il y a d'une part 550 morts et de l'autre côté une dizaine.

 

 

mardi 6 janvier 2009

The souljazz orchestra

the souljazz orchestra "manifesto"


Très près de la lettre de Fela
il savent aussi tourner la page
avec Manifesto
ces canadiens
ont pris la barre
du navire afrobeat

dimanche 4 janvier 2009

mercredi 24 décembre 2008

2008, deux sorties, une réédition

Jose James
Santogold
Kid creole and the coconuts

descendre la rue de Belleville
gravir six étages
monter à bord d'une rame de métro 
suivre des yeux un cycliste 
avaler un café brûlant
avec toujours 
une dizaine de notes 
de ces trois là
 

mardi 23 décembre 2008

Les premières Têtes de liste du rassemblement Europe Ecologie



-communiqué de presse-

Paris, le 20 décembre 2008

Le comité de campagne a désigné le vendredi 19 décembre les premières têtes de liste du Rassemblement Europe Ecologie en vue des élections européennes du 7 juin:

- Région Grand - Ouest: Yannick Jadot (ancien directeur des campagnes de Greenpeace)

- Région Sud-Ouest: José Bové (ancien porte-parole de la confédération Paysanne et de via Campesina)

- Région Grand-Est: Sandrine Bélier (ancienne directrice fédérale de France Nature Environnement et directrice régionale d'Alsace Nature)

- Région Centre-Massif Central: Jean Paul Besset (ancien porte parole de la fondation Nicolas Hulot)

- Région île-de-France: La candidature de Daniel Cohn-Bendit (président du groupe Verts/ALE au parlement européen) avec Eva Joly en numéro 2, sera soumise au vote des militants Verts de la région

- Région Grand-Nord: La candidate sera désignée par un vote des militants Verts de la région

- Région Grand-Sud-Est: La candidate sera désignée par un vote des militants Verts de la région

-  Région Outre-Mer: la désignation de la tête de liste interviendra ultérieurement


Les têtes de listes "Verts"seront validées le 17 janvier 2009 lors du Cnir (Comité National inter-régional)

Les désignations des "numéros 2" dans chaque Euro-Région répondront aux critères de parité homme/femme et d'équilibre entre les différentes sensibilités du Rassemblement


Rassemblement Europe Ecologie

lundi 22 décembre 2008

Des philosophes en garde à vue à l'aéroport Roissy CDG





Communiqué de presse

 

Des philosophes en garde à vue à l’aéroport de Roissy CDG

 

Mardi 16 décembre, un groupe de philosophes français s’embarquait à Roissy pour un colloque universitaire organisé à Kinshasa par l’Agence Universitaire de la Francophonie et les facultés catholiques de Kinshasa, sur le thème du dialogue et des frontières. Trois d’entre eux, découvrant au fond de l’avion un Africain entravé, ont seulement posé des questions aux policiers qui l’escortaient. Ces questions ayant suscité une brève agitation, l’un des philosophes, Pierre Lauret, sur dénonciation de l’hôtesse et demande du commandant de bord, a été débarqué manu militari par la police et placé en garde à vue. Libéré le soir, il est inculpé d’opposition à une mesure de reconduite à la frontière, et d’entrave à la circulation d’un aéronef. Aujourd’hui, lundi 22 décembre, à la sortie du vol retour de Kinshasa, les deux autres philosophes, Sophie Foch-Rémusat et Yves Cusset, ont été appréhendés par la police et à leur tour placés en garde à vue. Joyeuse façon de préparer Noël !  Tout cela, pour avoir seulement posé des questions à des policiers, sans émettre ni protestation ni appel ni slogan. Le thème du colloque de Kinshasa : la culture du dialogue, les frontières et l’accueil de l’étranger.

 

Quartiers Solidaires Belleville (QSB) ; RESF Paris




mercredi 17 décembre 2008

José Bové candidat d'Europe Ecologie dans le sud ouest


"L'écologie a toujours été le fil rouge de mon engagement"

Un interview de José Bové recueilli par Mathieu Ecoiffier dans Libération

En juin 2009, José Bové conduira aux européennes la liste Europe Ecologie dans le grand Sud-Ouest. Pour la première fois, l’ex-candidat à la présidentielle (1,32 %) explique pourquoi il a choisi de rejoindre la «galaxie écologique» avec Daniel Cohn-Bendit, les Verts et les amis de Nicolas Hulot.


Après avoir été le candidat «antilibéral-unitaire» en 2007, cette aventure «écolo-unitaire», c’est un changement de pied ?

J’y vois surtout une continuité. Pour les européennes de 2004, j’avais soutenu dans ma région Gérard Onesta, le candidat des Verts. Sur son bulletin de vote, il y avait déjà ma signature et celle de Dany Cohn-Bendit. Ce devait être un signe. Le fil rouge de mon engagement a toujours été l’écologie : de la bataille fondatrice contre l’extension du camp militaire du Larzac dans les années 70, aux combats, plus récents, contre le nucléaire, l’agriculture productiviste, les OGM, la marchandisation de la planète ou pour le droit à la souveraineté alimentaire. Cette histoire est profondément liée à l’Europe, car les paysans, avec la politique agricole commune, en sont les plus vieux praticiens.


La présidentielle n’aura finalement été pour vous qu’une parenthèse ?
La campagne de 2007 a été un moment important de mon engagement politique pour expliquer le rapport entre les effets de la mondialisation libérale et l’urgence d’une autre politique économique et sociale en France et en Europe. Elle a permis aussi de rendre visibles les combats au quotidien de tous les invisibles.

Vous le noniste, allez-vous partager l’estrade avec des partisans du traité constitutionnel européen ?
En 2004, lors du congrès de la Confédération paysanne, au Parlement européen à Strasbourg, nous nous sommes engagés pour le non au référendum au vu d’un projet que nous jugions inacceptable. D’autres, comme Dany Cohn-Bendit, estimaient alors que ce projet permettrait un petit pas en avant. Aujourd’hui, nous nous retrouvons sur la même liste parce que, fondamentalement, nous sommes tous d’accord pour dire, comme nous l’avons écrit dans le manifeste de notre rassemblement, que le projet écologique est incompatible avec l’ultralibéralisme. Ce qui nous réunit, c’est la vision d’une autre société guidée par d’autres impératifs que la croissance et les profits. C’est aussi la volonté de changer le contenu des politiques européennes. Voilà pourquoi, d’ailleurs, avec Dany Cohn-Bendit, nous menons d’ores et déjà campagne contre le renouvellement de la Commission Barroso en 2009.
Comprenez-vous que certains militants se sentent désorientés sinon trahis ?

Certains m’ont fait part de leur désaccord. Je respecte leur point de vue. D’autres apprécient une démarche qui consiste à regarder devant, plutôt que dans le rétroviseur. Il y a quand même une vraie difficulté de l’arc de force du non de gauche à articuler des solutions sur la crise qui prennent en compte le défi planétaire de la crise climatique. Beaucoup restent sur une logique archéo-souverainiste dans le cadre étroit de l’Etat-nation : enfermons-nous entre nous, et ça ira mieux comme ça!

Est-ce la résurgence d’un protectionnisme de gauche ?

Il faut une dose de protection pour limiter les conséquences d’un libéralisme économique à tous crins qui profite toujours aux plus forts. Les pays du Sud, par exemple, devraient pouvoir ériger des barrières douanières pour se protéger du dumping des pays du Nord. On ne peut construire le droit à la souveraineté alimentaire sans remettre en question l’idéologie libre échangiste de l’OMC[Organisation mondiale du commerce, ndlr] et dénoncer le fonctionnement de cette institution multilatérale au profit des transnationales et des pays les plus riches.


Pourquoi la gauche de la gauche reste-t-elle éparpillée ?
Quand il s’agit de dire non pour dénoncer une politique, les différentes sensibilités sont capables de s’unir et de dépasser leurs désaccords. Mais quand il s’agit de dire oui pour construire un projet alternatif, les logiques boutiquières et personnelles prennent vite le dessus. Ce qui est, par opposition, enthousiasmant dans le rassemblement Europe Ecologie, c’est le pari de réunir des gens venus de pratiques différentes, issus du mouvement social, associatif et politique.

Quel score escomptez-vous dans le Sud-Ouest ?
Dans le Sud-Ouest, on est moins jacobins qu’à Paris. C’est à partir des pratiques et des combats que les gens se retrouvent, non à partir des étiquettes. Si la dynamique unitaire continue de se renforcer, nous pouvons espérer plus de 10 %.

samedi 13 décembre 2008

70' la photographie américaine




Du 29 octobre 2008 au 25 janvier 2009 
la bnf expose 300 tirages 
de photographes étasuniens 
datant des années 1970

Diane Arbus
Lewis Baltz
Paul Camponigro
Larry Clark
Joe Deal
Ralph Gibson
Bruce Gilden
Ken Graves
William Klein
Les Krims
Ralph Eugene Meatyard
Duane Michals
Bill Owens 
Arthur Tress
Gary Winogrand
Joel Peter Witkin