
vendredi 20 novembre 2009
N°9 Qui paie le plan "1000 caméras" ?

jeudi 19 novembre 2009
N°8 La délinquance augmente-t-elle ?

mardi 17 novembre 2009
N° 7 L'évaluation de l'efficacité du plan "1000 caméras" est-elle prévue ?

– Non. Aucune ligne à ce sujet dans le projet et aucun budget non plus. Se sont donc plus de 300 millions d’Euros de fonds publics – nos impôts, qui seront dépensés, et en grande partie distribués à des entreprises privées, et ceci sans aucun contrôle de l’efficacité du dispositif. A l’heure où de nombreux budgets publics sont revus à la baisse, c’est pour le moins surprenant !
lundi 16 novembre 2009
N°6 Comment les images sont elles visionnées ?

– Un agent visionne plusieurs écrans à la fois. Il y a ainsi deux biais à la qualité de son travail : l’œil de l’agent tend à être attiré par « une gamme étroite de caractéristiques facilement repérables plutôt que par des comportements suspects » (2), et d’autre part son attention se relâche après 20 minutes. Ce qui réduit significativement la possibilité de réaction à un événement en cours, si tant est
qu’elle était envisageable !
dimanche 15 novembre 2009
N°5 Les caméras permettent -elles de lutter contre le terrorisme ?

– Londres est truffée de caméras (plus de 500 000), ce qui n’a pas empêché les attentats de 2005, en deux vagues à trois semaines d’intervalle. Et Scotland Yard concluait que l’enquête aurait abouti de la même manière sans les enregistrements des caméras. Il est aisé de comprendre pourquoi : les terroristes évitent les systèmes de vidéosurveillance, sauf à vouloir se montrer, et ce n’est pas en visionnant des écrans qu’on aurait une chance de repérer quoi que ce soit surtout quand on ne sait pas ce que l’on cherche !
« Protéger les Français contre le risque terroriste ? [...] Les attentats répétés contre des bâtiments publics (gendarmerie, perception, etc) en Corse, pourtant équipées de caméras de surveillance, semblent plutôt indiquer le contraire. », écrit Eric Heilman, dans « La vidéosurveillance, mirage technologique et politique »
... qui cite le rapport, non publié, de l’Inspection générale de l’Administration (IGA), « La surveillance et la lutte contre le terrorisme » d’août 2005, commandé à Ph.Melchior par le ministère de l’intérieur : « La lutte contre le terrorisme ne doit pas être un simple alibi pour équiper des secteurs entiers de l’environnement quotidien, sans réflexion approfondie sur l’utilité du dispositif. [...] aucune question ne doit être éludée, en particulier celle de la contribution réelle de la vidéosurveillance à la prévention des actes terroristes. [...] On voit moins nettement comment la simple présence de caméras peut empêcher d’agir un groupe de terroristes déterminés et prêts à mourir eux-mêmes. »
samedi 14 novembre 2009
N°4 Les enregistrements d'images permettent-ils de gérer la circulation et l'ordre publique lors des manifestations ?

La préfecture de police met en avant la nécessité, pour les moyens de secours, de connaître l’état de la circulation, et, pour la police, de réagir en cas de problème lors de manifestations. Mais pourquoi serait-il
nécessaire d’enregistrer des images si l’objet est de réagir en temps réel ?!?
vendredi 13 novembre 2009
N°3 Les caméras permettent-elles d’élucider les crimes et les délits ?

La préfecture de police tente de convaincre que les images enregistrées permettent
d'interpeller les auteurs de délits. Mais, en réalité, soit les enquêteurs savent déjà qui
ils recherchent (et les images trouvées ne sont qu’un élément, pas indispensable à
l’enquête, comme le souligne Scotland Yard), soit, par hasard, ils reconnaissent un
visage à l’écran.
« En raison de la faible efficacité dissuasive de l’outil [la vidéosurveillance] tend
progressivement à se transformer en un outil de police judiciaire plus qu’en un
outil de dissuasion. Son impact statistique sur l’identification et l’arrestation des
suspects est toutefois variable et quantitativement faible. Par comparaison au
nombre total de délits élucidés, ceux qui l’ont été grâce à des preuves
apportées par la vidéosurveillance demeurent en effet peu nombreux. » –
Rapport « Vidéosurveillance et espaces publics » de l’IAURIF(2)

