mercredi 24 décembre 2008

2008, deux sorties, une réédition

Jose James
Santogold
Kid creole and the coconuts

descendre la rue de Belleville
gravir six étages
monter à bord d'une rame de métro 
suivre des yeux un cycliste 
avaler un café brûlant
avec toujours 
une dizaine de notes 
de ces trois là
 

mardi 23 décembre 2008

Les premières Têtes de liste du rassemblement Europe Ecologie



-communiqué de presse-

Paris, le 20 décembre 2008

Le comité de campagne a désigné le vendredi 19 décembre les premières têtes de liste du Rassemblement Europe Ecologie en vue des élections européennes du 7 juin:

- Région Grand - Ouest: Yannick Jadot (ancien directeur des campagnes de Greenpeace)

- Région Sud-Ouest: José Bové (ancien porte-parole de la confédération Paysanne et de via Campesina)

- Région Grand-Est: Sandrine Bélier (ancienne directrice fédérale de France Nature Environnement et directrice régionale d'Alsace Nature)

- Région Centre-Massif Central: Jean Paul Besset (ancien porte parole de la fondation Nicolas Hulot)

- Région île-de-France: La candidature de Daniel Cohn-Bendit (président du groupe Verts/ALE au parlement européen) avec Eva Joly en numéro 2, sera soumise au vote des militants Verts de la région

- Région Grand-Nord: La candidate sera désignée par un vote des militants Verts de la région

- Région Grand-Sud-Est: La candidate sera désignée par un vote des militants Verts de la région

-  Région Outre-Mer: la désignation de la tête de liste interviendra ultérieurement


Les têtes de listes "Verts"seront validées le 17 janvier 2009 lors du Cnir (Comité National inter-régional)

Les désignations des "numéros 2" dans chaque Euro-Région répondront aux critères de parité homme/femme et d'équilibre entre les différentes sensibilités du Rassemblement


Rassemblement Europe Ecologie

lundi 22 décembre 2008

Des philosophes en garde à vue à l'aéroport Roissy CDG





Communiqué de presse

 

Des philosophes en garde à vue à l’aéroport de Roissy CDG

 

Mardi 16 décembre, un groupe de philosophes français s’embarquait à Roissy pour un colloque universitaire organisé à Kinshasa par l’Agence Universitaire de la Francophonie et les facultés catholiques de Kinshasa, sur le thème du dialogue et des frontières. Trois d’entre eux, découvrant au fond de l’avion un Africain entravé, ont seulement posé des questions aux policiers qui l’escortaient. Ces questions ayant suscité une brève agitation, l’un des philosophes, Pierre Lauret, sur dénonciation de l’hôtesse et demande du commandant de bord, a été débarqué manu militari par la police et placé en garde à vue. Libéré le soir, il est inculpé d’opposition à une mesure de reconduite à la frontière, et d’entrave à la circulation d’un aéronef. Aujourd’hui, lundi 22 décembre, à la sortie du vol retour de Kinshasa, les deux autres philosophes, Sophie Foch-Rémusat et Yves Cusset, ont été appréhendés par la police et à leur tour placés en garde à vue. Joyeuse façon de préparer Noël !  Tout cela, pour avoir seulement posé des questions à des policiers, sans émettre ni protestation ni appel ni slogan. Le thème du colloque de Kinshasa : la culture du dialogue, les frontières et l’accueil de l’étranger.

 

Quartiers Solidaires Belleville (QSB) ; RESF Paris




mercredi 17 décembre 2008

José Bové candidat d'Europe Ecologie dans le sud ouest


"L'écologie a toujours été le fil rouge de mon engagement"

Un interview de José Bové recueilli par Mathieu Ecoiffier dans Libération

En juin 2009, José Bové conduira aux européennes la liste Europe Ecologie dans le grand Sud-Ouest. Pour la première fois, l’ex-candidat à la présidentielle (1,32 %) explique pourquoi il a choisi de rejoindre la «galaxie écologique» avec Daniel Cohn-Bendit, les Verts et les amis de Nicolas Hulot.


Après avoir été le candidat «antilibéral-unitaire» en 2007, cette aventure «écolo-unitaire», c’est un changement de pied ?

J’y vois surtout une continuité. Pour les européennes de 2004, j’avais soutenu dans ma région Gérard Onesta, le candidat des Verts. Sur son bulletin de vote, il y avait déjà ma signature et celle de Dany Cohn-Bendit. Ce devait être un signe. Le fil rouge de mon engagement a toujours été l’écologie : de la bataille fondatrice contre l’extension du camp militaire du Larzac dans les années 70, aux combats, plus récents, contre le nucléaire, l’agriculture productiviste, les OGM, la marchandisation de la planète ou pour le droit à la souveraineté alimentaire. Cette histoire est profondément liée à l’Europe, car les paysans, avec la politique agricole commune, en sont les plus vieux praticiens.


La présidentielle n’aura finalement été pour vous qu’une parenthèse ?
La campagne de 2007 a été un moment important de mon engagement politique pour expliquer le rapport entre les effets de la mondialisation libérale et l’urgence d’une autre politique économique et sociale en France et en Europe. Elle a permis aussi de rendre visibles les combats au quotidien de tous les invisibles.

Vous le noniste, allez-vous partager l’estrade avec des partisans du traité constitutionnel européen ?
En 2004, lors du congrès de la Confédération paysanne, au Parlement européen à Strasbourg, nous nous sommes engagés pour le non au référendum au vu d’un projet que nous jugions inacceptable. D’autres, comme Dany Cohn-Bendit, estimaient alors que ce projet permettrait un petit pas en avant. Aujourd’hui, nous nous retrouvons sur la même liste parce que, fondamentalement, nous sommes tous d’accord pour dire, comme nous l’avons écrit dans le manifeste de notre rassemblement, que le projet écologique est incompatible avec l’ultralibéralisme. Ce qui nous réunit, c’est la vision d’une autre société guidée par d’autres impératifs que la croissance et les profits. C’est aussi la volonté de changer le contenu des politiques européennes. Voilà pourquoi, d’ailleurs, avec Dany Cohn-Bendit, nous menons d’ores et déjà campagne contre le renouvellement de la Commission Barroso en 2009.
Comprenez-vous que certains militants se sentent désorientés sinon trahis ?

Certains m’ont fait part de leur désaccord. Je respecte leur point de vue. D’autres apprécient une démarche qui consiste à regarder devant, plutôt que dans le rétroviseur. Il y a quand même une vraie difficulté de l’arc de force du non de gauche à articuler des solutions sur la crise qui prennent en compte le défi planétaire de la crise climatique. Beaucoup restent sur une logique archéo-souverainiste dans le cadre étroit de l’Etat-nation : enfermons-nous entre nous, et ça ira mieux comme ça!

Est-ce la résurgence d’un protectionnisme de gauche ?

Il faut une dose de protection pour limiter les conséquences d’un libéralisme économique à tous crins qui profite toujours aux plus forts. Les pays du Sud, par exemple, devraient pouvoir ériger des barrières douanières pour se protéger du dumping des pays du Nord. On ne peut construire le droit à la souveraineté alimentaire sans remettre en question l’idéologie libre échangiste de l’OMC[Organisation mondiale du commerce, ndlr] et dénoncer le fonctionnement de cette institution multilatérale au profit des transnationales et des pays les plus riches.


Pourquoi la gauche de la gauche reste-t-elle éparpillée ?
Quand il s’agit de dire non pour dénoncer une politique, les différentes sensibilités sont capables de s’unir et de dépasser leurs désaccords. Mais quand il s’agit de dire oui pour construire un projet alternatif, les logiques boutiquières et personnelles prennent vite le dessus. Ce qui est, par opposition, enthousiasmant dans le rassemblement Europe Ecologie, c’est le pari de réunir des gens venus de pratiques différentes, issus du mouvement social, associatif et politique.

Quel score escomptez-vous dans le Sud-Ouest ?
Dans le Sud-Ouest, on est moins jacobins qu’à Paris. C’est à partir des pratiques et des combats que les gens se retrouvent, non à partir des étiquettes. Si la dynamique unitaire continue de se renforcer, nous pouvons espérer plus de 10 %.

samedi 13 décembre 2008

70' la photographie américaine




Du 29 octobre 2008 au 25 janvier 2009 
la bnf expose 300 tirages 
de photographes étasuniens 
datant des années 1970

Diane Arbus
Lewis Baltz
Paul Camponigro
Larry Clark
Joe Deal
Ralph Gibson
Bruce Gilden
Ken Graves
William Klein
Les Krims
Ralph Eugene Meatyard
Duane Michals
Bill Owens 
Arthur Tress
Gary Winogrand
Joel Peter Witkin

















vendredi 12 décembre 2008

Les vacances de Mme Boutin



Samedi 13 déc. à 14h30 : 

Manifestation pour le logement 

du métro Duroc au Ministère du Logement.


Exigeons de l’État une politique du logement et des moyens financiers à la hauteur de l’urgence !

La crise du logement frappe durement notre pays et tout particulièrement notre région. Les causes sont multiples mais l’absence de construction de logements économiquement accessibles accentue durablement la crise. 
Plus de 400.000 demandes de logements en attente, plusieurs personnes qui meurent dans les rues en Ile-de-France. 
Il y a véritablement urgence à agir. 
La CFDT avec la CGT, le CGT-FO, la CFE-CGC, le CFTC et les cinq organisations de locataires (CNL, CGL, CLCV, CSF et AFOC, appellent pour la première fois à une manifestation commune le samedi 13 décembre prochain à partir de 14h00 du métro Duroc au ministère du Logement.

Dès les 1ers froids, nous vivons l’inacceptable. En France, en 2008, des hommes meurent encore de l’ultime exclusion, celle du droit au logement. Alors que le mal-logement et la précarité gagnent partout du terrain, nous ne pouvons plus nous taire ! 
La crise que nous connaissons est sans précédent. Plus de 3,3 millions de personnes ne sont pas logées dignement. Le logement précaire, l’insalubrité et le surpeuplement sont devenus des réalités massives. Les expulsions se multiplient (plus de 100 000 en 2008), sur fond de stagnation des salaires et de baisse du pouvoir d’achat. Trouver un logement à un coût abordable est devenu une course d’obstacles ; s’y maintenir demande un effort financier toujours plus lourd pour les familles. 60% des Français craignent de se retrouver à la rue. Les classes moyennes ne sont plus épargnées. 
Face à cette situation, l’État ne joue pas son rôle de garant du droit au logement. Bien au contraire : 
Le désengagement financier de l’État prend des proportions inédites en totale contradiction avec la récente loi sur le « Droit au logement opposable ». En 2009, la part du budget consacrée au logement sera en baisse de 7%. Le logement social verra ses crédits amputés de 30%, alors que plus d’1,3 millions de familles sont aujourd’hui en attente d’un logement HLM. Les engagements pris en matière d’hébergement ne seront pas non plus tenus, malgré des structures saturées et un évident manque de moyens. Ainsi, la crise du logement n’empêche pas le gouvernement de faire délibérément le choix d’une réduction sans fin de son effort financier. Le détournement du « 1% logement » ne suffira pas à le dissimuler. 
Avec la loi Boutin, c’est toute la politique publique du logement qui est mise à mal. La logique est désormais la suivante : aux exclus les HLM, aux autres le secteur privé ou l’accès à la propriété ! Cette politique, en pleine crise financière, ne tient pas compte de la situation réelle des familles, qui seront encore un peu plus précarisée. Aucune mesure n’est prévue pour sécuriser les emprunts de longue durée ou agir sur l’augmentation des charges de copropriété. Rien n’est fait pour encadrer les loyers anormalement élevés du secteur privé, soumis à la seule loi du marché. Quant au logement social, il voit ses missions réduites à la gestion de la misère. Les locataires les moins pauvres sont culpabilisés et poussés vers la sortie, au mépris de toute exigence de mixité sociale. L’obligation pour les communes d’atteindre un seuil minimum de 20% de logements sociaux, qui était une incontestable avancée, est également remise en cause. 

Il est temps de réagir ! Demandons à l’État, seul garant du droit au logement, de se donner enfin les moyens d’une politique publique digne de ce nom, permettant à toute personne d’accéder à un logement de qualité et de s’y maintenir ! 

NON À LA LOI BOUTIN ! 
Nous exigeons : 
• 
Une politique ambitieuse de production de logements sociaux, appuyée sur des moyens financiers conséquents ; 
• 
Un programme de logements-relais et de place d’hébergement pour faire face à l’urgence, avec un suivi social adapté ; 
• 
Le retour au « 1% logement » et une utilisation des fonds récoltés conforme aux missions d’intérêt général définies par les partenaires 






Dimanche 14 déc. à 12h00: 

Manifestation avec DAL et mal-logés, 

rue de la Banque

Les familles du campement de la rue de la Banque, DAL, CDSL ... vous invitent, dimanche 14 décembre à 12h, 24 rue de la banque et vous attendent avec des boissons chaudes, casse croûte, tentes, sacs de couchages et couvertures ….. et votre détermination :

DAL a été condamné par une juge de proximité à une amende de 12 000 euros et à la confiscation de 319 tentes, pour avoir déposé sur la voie publique des couvertures et des tentes lors du campement des 374 familles de la rue de la banque, fin 2007.

C’est évidemment pour décourager les mobilisations et pour punir le DAL qui a obligé le gouvernement à signer une promesse écrite de relogement des familles dans un délai d’un an.

Justement, ce délai expire le 14 décembre, et les deux tiers des familles sont toujours dans leurs garnis exigus et sordides, tandis que les députés s’apprêtent à discuter de la Loi Boutin, une attaque en règle contre la vocation sociale des HLM le statut de leurs locataires, la Loi DALO, et plein de cadeaux pour les spéculateurs … cette loi construit la misère de demain, tandis que les SDF, chassés en 2007 des tentes installées dans la capitale, et réfugiés désormais dans les bois environnants dans des conditions encore plus difficiles, sont sous la menace de la prochaine vague de froid ...

• Pour le relogement de toutes les familles du campement de la rue de la banque

• Contre la loi Boutin

• Pour l’abandon des poursuites contre le DAL, les autres mouvements et les sans logis

• Pour des mesures immédiates de relogement des sans abris et des mal-logés, telles que l’application de la loi de réquisition ...

N'oubliez pas de signer la pétition contre la condamnation du DAL

jeudi 11 décembre 2008

Slime & reason

Roots Manuva "slime & reason"
l'Alhambra 
le 17 novembre 
un toaster britannique
gorge son hip hop 
de groove jamaïcain


mercredi 10 décembre 2008

souljazz, rééditions 2008




Ces derniers temps le label Souljazz s'entêtait a produire au kilo des compilations du catalogue Studio one de plus en plus décevantes.
En ce penchant sur la scène dancehall britannique Souljazz est heureusement sortit de sa torpeur et nous propose ici deux galettes salutaires.



A la toute fin des années 70 Coxsone Dodd rouvre son studio et invite les jeunes pousses à se poser sur les grands classiques de son label Studio One.
Sugar Minott, Freddie Mc Gregor, Johnny Osbourne et bien d'autres répondent à l'appel.
Aujourd'hui, avec "Truths and rights"  Souljazz réédite une des plus belle page du reggae 

mardi 9 décembre 2008

Soundway, rééditions 2008



"Nigeria special: psychedelic, afro rock & fuzz funk in 1970's nigeria"





Après un périple, couronné de succès, au Ghana et au Bénin le label Soundway revient au Nigeria avec trois compilations où Blues africain, acid rock et jazz Nigerian rivalisent de groove pour prendre la vedette. 

lundi 8 décembre 2008

Numero group, rééditions 2008





Dans la foulée de "the deep city label" la série "eccentric soul" consacre ici un deuxième opus au label de Miami.  La pépite qu'est "Mr lucky" de Betty Wright justifie à elle seule de jeter ses deux oreilles sur cette galette.   

Numero group a pris la mauvaise habitude de nous faire croire qu'il suffit de se baisser pour trouver des pépites. Ici encore le label se penche sur les enregistrements solo de guitaristes folk états-uniens sur la péridode 1966 - 1981 et se relève les mains pleines de chef d'oeuvres cruellement méconnus. 


Avec cette galette Numero group visite le catalogue du label New-yorkais "recording tap".
le producteur Jeremiah Yisrael y mijotait du disco déjanté, du rap féminin et de la funk qui tache.  Don't stop dancin' ! 

jeudi 4 décembre 2008

Poznan une minute d'arrêt


Photo: Yann Arthus Bertrand

Sur les trois milliards initialement prévus
pour le chantier de L'EPR à Flamanville
EDF annonce un dépassement de 20% 
Sur les trois milliards initialement prévus
pour le chantier de l'EPR à Olkiuoto
AREVA annonce un dépassement de plus de 35 %

Profitant de cette manne financière, le gouvernement UMP prévoit d'offrir  la somme de 1000 euros à toutes personnes ayant suffisamment de ressources pour acheter un véhicule neuf et envoyer le sien (un des siens ?) à la casse.


mardi 2 décembre 2008

Jamaican Brodcasting Corporation


The techniques

En 1959, le gouvernement créa la Jamaican Brodcasting Corporation. A la différence de la RJR cette nouvelle radio n'était pas une franchise britannique et avait pour mission de promouvoir les arts indigènes. A partir du moment où la radio nationale adopta la musique Jamaïcaine le cercle des apprentis artistes s'élargit de manière conséquente. La plupart de ces nouveaux venus étant des chanteurs, le chant ska pris incidemment de l'importance. 

Des groupes tels que the jivings juniors, The techniques, Alton Ellis & the flames et the Gaylads prenaient modèle sur les formations étasuniennes spécialisées dans les harmonies vocales. Leurs répertoires étaient dominés par des chansons d'amours qui mettaient en scène des mélodrames adolescents comme c'était la mode aux état-unis depuis une dizaine d'années.


The gaylads

Mais avec l'arrivée de nouveaux artistes les textes des chansons ska se mirent à couvrir tous les sujets. Parmis les plus célèbres the wailing wailers apportèrent avec des titres comme "simmer down", "hooligan" et "rude boy",  une arrogance toute adolescente destinée aux rues miteuses de Kingston. 


Le commentaire social avait fait son apparition dés 1959  avec "freedom" de Clancy Eccles. Au début des années 1960 la conscience ska semait la pagaille à tout bout de champs. Prince Buster prenait constamment la parole avec des titres comme "african blood" ou bien "war paint", Alton Ellis s'inquiétait des guerres de dancehall avec "dance crasher", Stranger Cole parlait des violences urbaines avec "Rough & Tough", Monty Morris dénoncait l'avarice avec "money can't buy life" et Lord Tanamo mettait en garde contre la vanité avec "come down",


the Maytals chantaient leur spiritualité avec "victory", "never grow old" et "six and seven books of moses", de son coté Justin Hinds pronait l'éducation avec "teach the youth" et exprimait son engagement rasta avec des titres comme "myghty reedeemer", "botheration","king Samuel" et "carry go bring come". Enfin avec "penny o reel" Eric Morris introduisait dans le ska un grand classique des musiques caribéennes: les "slakness lyrics" (paroles quasi pornographiques non dénuées d'humour).  

Rough & tough - Stanger Cole

Rude Boy - the wailing wailers

Peeny Reel-O - Eric Morris

Mighty redeemer - Justin Hinds & the dominoes

Six and seven books of moses - The maytals

Botheration - Justin Hinds & the dominoes

Come down - Lord Tanamo

Freedom - Clancy Eccles

lundi 1 décembre 2008

The skatalites

The sakatalites

La formation de Drumbago devait maintenant faire face à la concurrence d'une nouvelle génération de musiciens. Tommy mc Cook (saxophone), Roland Alphonso (Saxophone), Lester Sterling (saxophone) , Johnny Moore (trompette), Baba Brooks (trompette), Jah Jerry (guitare), Harold Moore (guitare), Lloyd Brevette (basse), Lloyd Knibs (batterie), Jackie Mittoo (piano) Lord Tanamo(chant), Tony da Costa (chant) et Don Dummond (trombone) formaient l'ossature de ce qui restera comme le plus grand groupe de ska: The skatalites. 


The skatalites "ska authentic"

En 1963 ce groupe de jeunes musiciens imposa son style: un tempo deux fois plus rapide, des coups sur le rebord de la caisse claire pour le temps fort, les deuxième et quatrième temps marqués par la grosse caisse et le contretemps mis en valeur par une accentuation à la guitare ou au piano, les accents préexistant soulignés par une section de cuivre et le tout soutenu par une ligne de basse rampante. Un morceau comme "simmer down"des Wailing Wailers est une bonne illustration de cette évolution. 


Don Drummond

Coxsone confia les rênes du groupe à Don Drummond en tant qu'arrangeur musical. 
Ce tromboniste avait appris son instrument à l'Alpha boy's school une institution pour jeunes délinquants tenue par des nonnes où la seule chose plus stricte que la discipline y étaient les cours de musique. L'Alpha boy's shool s'était imposée dans l'histoire musicale en comptant dans les rangs de ses anciens élèves des musiciens comme Tommy mc Cook, Vin Gordon, Bobby Ellis, Rico Rodriguez, Leroy Wallace et Joe Harriott.

Les sakatalites ne se contentèrent pas de travailler sous la direction de Drummond et pour Studio one. Un nombre équivalent de leurs instrumentaux les plus novateurs furent composés par les saxophonistes Tommy Mc Cook et Roland Alphonso ainsi que par le pianiste Jackie Mitoo. Ils enregistrèrent  pour Duke Reid ou le label Top Deck des frères Yap.


Roland Alphonso

Les skataklites marquèrent les esprits avec des instrumentaux lancés à toute allure comme "Phoenix city", "Guns of Navarone", et "Ball o' fire". Même Prince Buster, pourtant le chanteur ska ayant le plus réussi, est plus connu pour "Al Capone" un titre presque sans paroles que pour le reste de son oeuvre.

Don drummond "jazz ska attack 1964"

En 1965 Don Drummond, soufrant de schizophrénie,  assassine sa compagne et se rend au commissariat. Suite à son départ le groupe vole en éclat.  Entre-temps Les skatalites avaient réalisé le rêve de Coxsone en donnant naissance à un jazz au parfum jamaïcain en posant des soli de style bebop et des orchestrations venus des big band sur un solide acompagnement ska.