mardi 31 mai 2011

Connan Mockasin - Forever dolphin love

Connan Mockasin "forever dolphin love"


L'année dernière 
les texans de Midlake 
nous gratifiaient 
d'un album de rock progressif 
hors d'âge.
Cette année 
l'ovni  nous vient de 
Nouvelle-Zélande 
et pointe du doigt 
le psychédélique swinging London 
Là encore les grands anciens s'effacent
et la magie opère

vendredi 25 mars 2011

Tous les partis perdent des voix, sauf Europe Ecologie


Les habitants de la région de Fukushima attendent de passer au détecteur de radiation. (Sipa)

L'abstention record (55,68%) au premier tour des élections cantonales du dimanche 30 mars s'est traduite par un effondrement en nombre de voix des principales formations politiques.

Seul Europe Ecologie gagne des voix: 252 141 (+33%)

Le FN perd 15 812 voix
L'UMP perd 1015 467 (-65%)
les divers droite perdent 541 839 voix (-63,45%)
Les centristes perdent 178 505 par rapport à l'UDF de 2004

Le PS perd 930142 (-40%)
Les divers gauche perdent 244 422 (-49%)
Le Parti communiste perd 230 992 (-31%) mais peut s'adjoindre les 92 386 voix du Parti de gauche qui n'existait pas en 2004
L'extrême gauche perd 313 710

mardi 22 mars 2011

2011 - Le son de New-York

Le pont de Brooklyn


La gentrfication a finit de chasser les artistes hors de l'île de Manhattan. Ils ont pour la plupart trouvé refuge dans un Brooklyn en pleine ébullition. Et même si quelques voix s'élèvent aussi de Harlem ( Ellementt ) ou du Queens (Pharoahe Monch) elles restent le plus souvent circonscrites au Rap.

Les scènes salsa et Disco/ Garage, qui firent rayonner NYC sur le monde occidental et parfois au delà, sont aujourd'hui belles et bien éteintes. Des groupes comme le Spanish Harlem orchestra, Bronx river parkway, Metro Area, Hercules & love affair ou encore Arthur's Landing entretiennent la nostalgie de cet âge d'or ( c'est Liquid liquid qui assurera la première partie du concert d'adieu de LCD soundsystem au Madison square garden ).

A contrario les scènes Jazz et Rap sont toujours vivaces. Les jeunes musiciens afro-américains ont massivement délaissés le jazz ( et Matana Roberts risque d'avoir du mal à renverser la tendance ) au profit des musiciens juifs (John Zorn, Steven Bernstein David Fiuczynski, David Krakauer). Ces derniers ont souvent délaissé l'exploration du blues pour celle des musiques traditionnelles juives plongeant ainsi la scène jazz New-Yorkaise dans un bain de jouvence. Coté Rap la veine mainstream reste très lucrative (Kanye West, Nas, Jay-Z, 50 cent ) mais peine à masquer une pluralité de scènes innovantes (Mos Def, Anti pop consortium, Pharoahe Monch, Das Racist). Si le jazz new-yorkais arrive à porter sa voix au delà des frontières des états-unis cela ne sort pas de la petite communauté des amateurs du genre. Par contre le Rap New-yorkais continue d'inonder la planète.

Au delà des musiques originaires de New-York (le jazz n'y est pas né mais y a trouvé sa plus belle ville d'adoption) the big apple abrite aujourd'hui un foisonnement de groupes hétéroclites qui sévissent dans la pop (Santogold, Dirty projectors, Teophilus London), le rock (TV on the radio, Barbez, Animal collective, Dragons of zynth, Battles, Gogol Bordello), la soul (tortured soul, Stephanie McKay, Charles Bradley) la funk (the budos band), l'afrobeat (Antibalas), les fusions en tout genre (the balkan beat box/ the sway machinery). les musiques électroniques (Nicholas Jaar, Wolf + Lamb, the fun years, Morgan Packard, Sepalcure, Fred P).

En revanche, la scène reggae new-yorkaise, peu connue du grand public mais fort appréciée par les amateurs du genre, ne s'est pas relevée de la disparition du label Wackies (difficile de s'enthousiasmer sur la fusion Reggae/Rap proposée par Noble society).

Aujourd'hui New-York conserve une place de choix sur la carte des musiques actuelles. Mais il lui manque une scène moderne d'envergure à l'image du glitch -hop de Los Angeles, du Dub-step de Londres ou encore de la minimale de Berlin.

jeudi 17 mars 2011

Sommes nous les enfants gâtés du nucléaire ?



A Fukushima
de nouveau
l'impossible est advenu 
comme quoi en matière d'atome 
l'impensable est plus que probable

Sommes nous les enfants gâtés
du nucléaire ? 
Toujours prompt à le critiquer
mais toujours prêt à en profiter ?

L'association Negawatt
modélise des scénarios 
de sortie du nucléaire
sans se mettre à sucer du charbon
ni monter 21 étages par l'escalier 

vendredi 11 mars 2011

Sepalcure - Fleur

Sepalcure "fleur"

Ce duo New-yorkais 
use de chants house 
pour sortir le dubstep de son ghetto
la grande classe 

vendredi 4 mars 2011

Ghostpoet - Peanut butter blues & melancholy jam

Ghostpoet "peanut butter blues & melancholy jam


Ghospoet 
ne tient pas ses promesses
ici tout s'appesantit 
la voix se fait pâteuse 
le flow s'engourdit
et le beat s'enlise
où est donc passé
l'élégante simplicité de gone?

samedi 19 février 2011

Nicolas Jaar - Space is only noise



Nicolas Jaar "Space is only noise"


Cette production de Nicolas Jaar
souffre d'un manque de cohérence
Sans pour autant être une succession
de morceaux "à la façon de"
l'effet catalogue n'est pas loin

Cependant Space is only noise
se situe d'emblée dans
ce qui se fait de plus fin
en matière d'électro contemporaine
Tour à tour l'auditeur y est saisie par
l'extase et l'introspection



lundi 14 février 2011

Hercules & love affair - blue song

Hercules & love affair "blue song"



Ici tout commence par
un cliché des années 80
mais chaque fois
le groupe pousse le propos
un peu plus loin que prévu
convoque une référence inattendue
si bien qu' à la fin
on ne sait plus très bien
comment tout cela avait commencé

mardi 4 janvier 2011

2010 - Une réedition

Virgo - Virgo (1989)


une invitation à la danse
dans une fête triste
Huit pilules de joie
à la profonde amertume
Rush Hour a réédité
le chef d'oeuvre de mélancolie
d'Eric Lewis et Merwin Sanders.

lundi 3 janvier 2011

2010 - Un live

Roman Flügel - live at Robert Johnson

Un live incendaire
mené à tombeau ouvert

dimanche 2 janvier 2011

2010 - Un label

Ef
demin - Chicago
Pantha du prince - Black noise
John Roberts - Glass eights

Dial records est un label d'esthète
et si Black Noise de Pantha du prince est signé rough trade
n'oublions pas que le bonhomme a été biberonné par Dial Records
ce n'est donc pas un hasard
si il en arrive aux même conclusions que
ses camarades John Roberts et Efdemin
ces trois albums défrichent les pistes de demain
à suivre

samedi 1 janvier 2011

2010 - Deux compilations mixées

Ben klock - Berghain 04
Michael Mayer - Immer 3

Le mix de Ben klock
commence tout doucement
et monte lentement
et monte encore et encore
jusqu'à une très grande intensité.
enfin il redescend
et retrouve le calme du début
bref c'est affligeant
oui
mais non
c'est fait avec tellement de talent
que la galette n'en finit pas de
tourner encore et encore

Attention, vous entrez en
zone de très grande sensibilité
une fois placé entre les mains de Michael Mayer
les morceaux laissent apparaître une profondeur
que leur auteur lui même n'avait pas toujours entrevu.

vendredi 31 décembre 2010

2010 - Deux all stars

Afrocubism - Afrocubism
Galactic - Ya-ka-may

Imaginez
Toumani Diabaté,
Bassekou Kouyaté,
Djelymady Tounkara,
Kasse Mady et Eliades Ochoa
se marcher cordialement sur les pieds
beaucoup trop de grands solistes pour que cela dure
profitons en
et si l'album reste trop cul serré
Gageons qu'un live saura conserver une trace
du bonheur de cette grande fête

-
Pour manger sur le pouce à la nouvelle Orléans
rien de plus simple qu'un ya ka may au coin de la rue.
ce plat de pâte populaire
se fait avec ce que vous avez sous la main.
pour cet album les Galactic
avaient sous la main
rien moins
qu'Allen Toussaint, Big Chief Bo Dollis, Irma thomas et the rebirth brass band.
Attention c'est chaud !

dimanche 5 décembre 2010

2003 - 00' une décennie de musique

Les premiers bombardements sur Bagdad



Carl Craig - The Detroit Experiment

Avec Philadelphia expirement en 2001, Ropeadop records a initié une série d'album consacrés à des scènes locales. Le volet sur Détroit réunit Carl Craig. Amp Fidler, Bennie Maupin (headhunters), Geri Allen, Regina Carter et Marcus Belgrave (the tribe). La version de Space Odyssey (M. Belgrave) justifie à elle seule que vous vous jetiez sans retenue sur cette galette.





Serge Gainsbourg - Aux armes et caetera

Combien d'années à écouter les albums reggae de Gainsbourg avec un mixage rachitique dont Ansel Collins (orgue) avait été exclu ? Combien d'années à imaginer le potentiel de ces deux albums ? Enfin par un beau matin de 2003 Marilou Reggae dub passe à la radio. Le son est énorme et le morceau n'en finit plus de s'étirer. A qui doit on ce miracle ? Est ce un dubplate jusqu'ici jalousement gardé ? - non - une Peel sessions jamais diffusée ? -non - C'est Bruno Blum qui a réussit à convaincre les ayants droits de laisser Soljie Hamilton réaliser un nouveau mixage, des versions dub et des versions deejay des deux albums. Gloire à Bruno Blum !



Rhythm & Sound - the versions

Derrière Rhythm & sound se cache Moritz Von Oswald et Mark Ernestus le duo de basic channel et de Maurizio. Tout en rééditant le catalogue reggae du label New-Yorkais Wackies (souvenez vous l'immense who do you think i am ? de Milton Henry) ces deux là plongent leur techno dans la mer des caraïbes et en ressortent des dubs à ranger parmis les joyaux du genre.





Sex Mob - Dime Grind Palace

Le temps d'un album le quartet de Steven Bernstein convoque Roswell Rud (trombone), Marcus Rojas (trompette, tuba), John Kruth (mandoline) Peter Apfelbau (mélodica, sax ténor, orgue), Mark Stewart (guitare) et Scott Robinson (clarinette alto, saxophone) pour un beau bordel. Chahuté par une basse indomptable tout ce petit monde couine, chiale, miaule et hurle tout ce qu'il peut.





Ricardo Villalobos - Alcachofa

Le premier album de Ricardo Villalobos est un chef d'oeuvre.
Et la déferlante de productions micro house de ces dernières années a beau s'abattre sans relâche sur nos oreilles, rien n'y fait.
Le phare Alcachofa rayonne toujours autant. Très vite l'année suivante Villalobos récidivera avec une autre pièce maîtresse: Thé au harem d'Archimède.



jeudi 11 novembre 2010

2002- 00' une décennie de musique

Jean Marie Le Pen le 21 avril 2002

High tone - Acid dub nucleik

Deuxième album pour les Lyonnais et nouveau coup de tonnerre.
Dorénavant les high tone seront la tête de pont d'une scène dub hexagonale sur qui le monde entier aura les oreilles rivés. La première écoute en fut si marquante que cette galette y est irrémédiablement associée. Poser cet album vertigineux sur la platine c'est inévitablement voir défiler les sommets de Chartreuse: Chamechaude, la dent de Crolles, le grand Som, le charmant Som...





Solomon Burke - Don't give up on me

Rien ne viendra flatter vos oreilles dans cet album cousu main par Elvis Costello, Bob Dylan, Tom Waits et Brian Wilson pour le king. Ici seules les musiques de terroirs ont le droit de citer.
Bref la grande classe !







Thomas Fehlmann - Visions of Blah

Ex the orb Thomas Fehlmann aura laissé filer 20 ans avant de produire un album solo. D'un premier abord tranquille Visions of Blah met la gomme et vous arrache à la pesanteur terrestre. La face d'avant vous vous prélassiez encore en sirotant un jus de mangue. Vous êtes maintenant en orbite dans un glitch exosphérique inextricable.






the Les Claypool frog brigade - Purple Onion

A qui doit on le passage sous silence de l'indispensable bassiste compositeur de Primus, Sausage et des frog brigade ? A la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense, à l'Unité de Coordination de la Lutte Anti Terroriste, à la Direction Nationale du Renseignement et des Enquètes Douanières, difficile à dire. Pourtant en France l'immense Les Claypool reste superbement ignoré par les médias. Les frog brigade élargissent ses horizons, Saxophone, clavier et percussions oxygènent son propos. la musique se fait plus progressive. Une des plus belle pages du rock contemporain.





Michael Mayer - Immer

En 2002 Michael Mayer ne compte que quatre petites années à la tête du label de Cologne et quelques maxis au compteur. Pourtant Il semble avoir toujours été là, tant la place qu'il occupe est prépondérante. Et pour tout ceux qui en doutait encore il livre avec immer une magistrale compilation mixée. "we are perfect lovers..." Insatiable il remettra le couvert l'année suivante avec le puissant n°13 de la série du club Fabric.




Orchestra Baobab - Specialist in all styles

Cela faisait vingt piges que le all-stars de l'orchestra baobab n'avait pas mit les pieds dans un studio. Mais le producteur Nick Gold n'est pas du genre à laisser les vieux tranquilles (ce type doit être contre l'idée même de retraite). Cette galette est un petit miracle, la magie de l'orchestra baobab y est intacte. Neuf titres vissés dans la tête à jamais.



mardi 2 novembre 2010

2001 - 00' une décennie de musique

the world trade center



Orlando Cachaito Lopez - Cachaito

Propulsé par le raz de marée Buena vista social club, Orlando Cachaito Lopez enregistre pour la première fois un album sous son nom. Pour l'occasion il rassemble pas moins de trente cinq musiciens au service une musique d'une grande jeunesse d'esprit (le monsieur a alors déjà soufflé 68 bougies) descarga ! A noter la présence de Dee Nasty le vétéran du rap Français: cocorico !



Ceux qui marchent debout - funky stuff in a reggae style


Sur ce coup là, Ceux Qui Marchent Debout nous ont fait un énorme plaisir. Il est Impossible de résister à l'euphorie de ces reprises de Chuck Brown, Johnny "Guitar" Watson, KC and the sunshine band, James Brown, Funkadelic, Fela, Al Green, Chocolate milk... Mais c'est la version de water no get enemy qui emporte mon coeur comme nulle autre.






lundi 1 novembre 2010

2000 - 00' une décennie de musique




L'esplanade des mosquées à Jérusalem


Belmondo Quintet - live au Plana
Ce soir là nous sommes une petite dizaine à nous faufiler à l'intérieur du sunside. En nous installant à coté de Laurent Fickelson c'est le live au plana que nous avons en tête. Quand ce disque est sortit c'était le très alovesupremien infinity qui n'en finissait pas de tourner sur nos platines. Mais il est ici question de toute autre chose. Tour à tour ce sont les versions dévastatrices d'evil (L. Fickelson ) et de you don't know what love is (G. de Paul et D.Raye ) qui emportent tout sur leur passage.


Everton Blender - live at the white river
La Jamaïque n'en finit plus de s'enfoncer dans la veine ragga des 90's. Next millenium de Bounty killer et The doctor de Beenieman sont entrés directement dans la légende. Morefire de Capleton et Bobo Ashanti de sizzla vont vite les y rejoindre. A coté de ce rouleau compresseur une scène reggae roots cherche à survivre. A l'image de Morgane héritage beaucoup chercherons le succès du coté de la pop. Ce n'est pas le cas d' Everton Blender. Même si ses productions ne lui rendent pas toujours justice c'est avec beaucoup de talent et de sincérité qu'il porte alors le flambeau du reggae roots.

Common - Like water for chocolate


Il y a des disques qui accèdent instantanément au statut de classique. Like water for chocolate est de ceux là. Cette production des soulquarians garde un oeil sur le rétro et paye avec classe son dû aux grands anciens.





Gwenfol Orchestra - live

Le disque est un exercice délicat pour les musiques de danses bretonnes. Si Gwerz avait ajouté une basse électrique (Alain Genty) à sa formation, le Gwenfol Orchestra pousse cette logique encore plus loin en y adjoignant une batterie. Cette section rythmique facilite beaucoup l'écoute sur disque de ces ronds, tours et autres cercles Circassiens. Cette galette est un moment rare.



Magic Malik orchestra - 69 96

Dix piges à siffloter avec les potes le thème d'Ovni cela vous marque quelqu'un. Le premier album de Magic Malik ne laissait en rien présager l'arrivée de cette pure merveille. Et les albums qui suivront ne retrouverons pas cette grâce. En sept petits morceaux Magic Malik nous a envoûté à jamais.





Medeski, Martin and Wood - the dropper


C'est armé d'un défibrillateur que ces trois là actualisent un Jazz rock que plus personne n'espérait (splash). Coup sur coup ils balancent leur meilleur album studio: the dropper et le splendide live acoustique au (regretté) club Tonic. C'est la grosse claque de l'année.





Michel portal, Stephen Kent, Mino Cinelu - Burundi
Cette année là, notre compteur affiche un nombre vertigineux d'heures passées à nous laisser bercer par le bourdonnement du didgeridoo de Stephen Kent. Si certains morceaux comme impro évoquent inévitablement le carnet de route de Romano, Sclavis et Texier, la nature même de la section rythmique (percussions, didgeridoo) permet à l'ensemble de s'en émanciper. Michel Portal retrouve ici un vieux complice: Mino Cinelu (turbulence, men's land).
Cette année là, malgré la signature d'un accord de paix, les rebelles et les forces du gouvernement Burundais continuent de perpétrer les massacres de civils.


mardi 19 octobre 2010

Mount Kimbie - crooks & lovers

Mount Kimbie "crooks & lovers"


Impossible de trouver
des lunettes de soleil
assez puissantes
pour fixer le contre-jour
de ce downtempo